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Fantasy d'ici et d'ailleurs

Sortie des Murailles de Gandarès!

10 Février 2014 , Rédigé par Alex Evans Publié dans #Publications

Sortie des Murailles de Gandarès!

Ça y est,"Les murailles de Gandarès" sont sorties chez Numériklivres! On peut aussi les trouver chez Amazon, immatériel, etc...

Au fait, ça parle de quoi?

Voilà le résumé de l'éditeur:

Varla, l’esclave-guerrier cruel et sans pitié, a mortellement blessé Harvall, le roi du Dagher. Dans un dernier souffle, ce souverain déchu supplie son ami, un dragon, de protéger sa fille, la princesse Yalani qu’il a réussi à faire fuir vers Gandarès, où elle doit se mettre sous la protection de son grand-père maternel, Asaker, le Roi-Prêtre. Yalani est la dernière des Verrima, une famille dont les membres sont seuls capables d’ouvrir le sanctuaire de la Pierre Sacrée. Varla, qui a usurpé le trône du Dagher, envoie ses sbires à la poursuite de la princesse et décide de conquérir Gandarès. Il veut s’emparer du talisman et ainsi renforcer son pouvoir. Dans la Montagne aux Esprits, Verrima, l’ancêtre millénaire de Yalani, examine la situation à sa manière. Elle vient d’une civilisation avancée qui a disparu lors d’un cataclysme. C’est elle qui a créé la Pierre, un cristal magique doué de raison. Utilisé à mauvais escient ou incorrectement, il peut provoquer un désastre. Or, c’est le début de l’Ann Rinn : une période où la magie devient instable. Aussi, les sortilèges se défont, y compris ceux qui protègent la Pierre. Un nouvel ordre semble vouloir s’instaurer, mais sur quelles bases pourra-t-il se construire ? C’est à une quête des origines que sont confrontés les protagonistes de cette saga héroïque, formidable roman d’aventure qui assurément capture le lecteur et l’emprisonne lui aussi derrière les murailles de Gandarès, qui abritent bien des secrets.

Perso, j'ajouterais ce pitch:

Une princesse ivre de vengeance, obligée de fuir l’assassin de son père. Un usurpateur brutal forcé de poursuivre ses conquêtes. Un sorcier avide de pouvoir et de magie. Un jeune homme épris de liberté. Une prêtresse mystique… Tous se dirigent vers Gandarès, la Cité de Tous les Dieux et son fabuleux talisman : la Pierre Sacrée. Bientôt, une lutte sans merci s’engage pour sa possession, tandis qu’une terrible prophétie menace de se réaliser…

Voilà une histoire qui vous semble familière ? Vous pensez l’avoir déjà entendue dans un caravansérail, ou une taverne ? Détrompez-vous. C’est l’Ann Rinn : le temps où les oracles mentent, les prophètes se trompent et les sortilèges échouent, car la magie elle-même ne suit plus ses lois.

Bref, de la fantasy classique où les choses ne fonctionnent pas comme d'habitude.

Alors, pour fêter ça, un autre extrait: Alors que l'armée de Varla, l'usurpateur, vient d'assièger Gandarès, le conseil de la cité se réunit en urgence pour discuter de la stratègie à adopter. Les réunions, vous savez ce que c'est... Jusqu'à ce que Delta, une jeune prêtresse spécialement envoyée pour protèger le talisman,ne prenne les choses en main, ou mette les pieds dans le plat, suivant le point de vue:

Le Conseil se réunit immédiatement. Il n’y avait plus de railleries ni de bavardages. Asaker fit son entrée avec la Prêtresse dans un silence de plomb et tous le regardèrent attentivement, comme s’ils n’avaient pas douté de lui seulement quelques jours auparavant.

Le Roi-Prêtre avait retrouvé sa force. Il commença sans ambages :

— Grands Conseillers, la plupart d’entre vous ont perdu la prudence et l’acuité d’esprit que confère l’existence sous la menace d’une attaque. Si vous voulez garder la Cité et votre vie, vous allez devoir les retrouver rapidement. Maintenant, ce n’est plus l’heure des querelles et nous allons vérifier une fois de plus que la Cité est prête. Grand Sénéchal ?

Un à un, chaque conseiller vint faire son rapport.

— Bien, dit Asaker. Au moins, nous sommes aussi prêts que possible.

Tershil Dar écarta les bras :

— Nous nous effrayons pour rien. Les Dagheri ne pourront jamais franchir nos murailles et leur bélier cabosserait à peine nos portes, d’autant plus que nous les avons presque entièrement murées.

— Ils m’ont l’air très sûrs d’eux, répliqua Dame Catril.

— N’oubliez pas que Varla est un homme exceptionnel. Il ne serait pas là s’il n’avait pas de plan, ajouta le Grand Sénéchal.

La voix basse et mélodieuse de l’envoyée de Verrima s’éleva alors. À la surprise générale, elle s’exprimait dans un vernaculaire parfait.

— Ô Enfants de Gandarès, mon souci premier est la Pierre, mais je me permettrais de faire quelques remarques profanes. J’ai parcouru votre belle Cité et noté quelques détails. N’y a-t-il pas de passage secret et oublié ?

— Non, mais j’interrogerai les anciens et les voleurs, dit le Sénéchal.

— J’ai vu que la partie centrale du Rempart Nord est particulièrement décrépite.

— Elle fait face au Frelonnier. Il est difficile de le traverser sans provoquer une émeute. Nous n’y accédons que par le chemin de ronde.

— Vous voulez vous dire que ce mur n’a pas été entretenu ?

— Euh…

— Depuis combien de temps n’a-t-il pas été examiné ?

— Nous y avons fait une… brève inspection en même temps que les autres sections.

— Un mur branlant, mal défendu et notoirement difficile d’accès pour vos hommes. Par Oray ! Si j’étais Varla, voilà une chose que je noterais.

— Il est encore debout !

— Je vous rappelle que le sorcier Yartègien possède le Souffle du Dragon. C’est une poudre que les Atlites utilisaient pour détruire les murailles des cités ennemies. Je ne pense pas qu’il en ait suffisamment pour détruire toute l’enceinte, mais il pourrait en avoir assez pour y faire une brèche… Une bonne brèche si ce mur est fragile.

— Sénéchal ! Vous allez immédiatement inspecter cette partie avec des maçons, tonna Asaker. Prenez autant d’hommes qu’il en faut. Bouchez toutes les fissures !

— La tâche sera sans doute plus aisée, si vous expliquiez aux habitants ce que vous voulez faire, ajouta Delta. Envoyez-leur des mercenaires avec qui ils n’ont pas de querelle, plutôt que les gardes de la Cité.

— Et faites les choses correctement. Ne laissez aucune portion douteuse. Si les murailles ne tiennent pas, nous sommes perdus, ajouta le Roi-Prêtre.

— Même si l’enceinte était en parfait état, nous n’avons pas assez d’hommes pour la défendre en entier, répliqua sombrement le Sénéchal.

— « La vraie muraille d’une cité est la force de ceux qui l’habitent ». Vous avez six ou sept Gandarètes pour un esclave-guerrier et je ne parle que des hommes en âge de combattre, remarqua la prêtresse.

— Ils ne savent pas se battre… et ils sont terrorisés de toute façon.

— Oui, des tisserands, des taverniers, des potiers, ne feront pas de bons combattants, ajouta un chevalier-prêtre.

— Ils ont tenu face à ces mêmes Dagheri il y a un siècle, il me semble… et ils ont eu quelques mois pour se préparer. Faites-leur bien comprendre qu’il s’agit de leur peau. Les esclaves-guerriers ne sont pas des Dagheri. On ne peut les apaiser avec de l’or et quelques têtes. Il n’y a pas le choix : soit tous les Gandarètes se battent, soit ils se font massacrer avec leurs familles comme les captifs que ces… hommes ont mangés tout à l’heure.

Delta fit une pause pour donner plus de poids à ses paroles. Elle poursuivit :

— Enfin, ouvrez vos vieux livres, Enfants de Gandarès, préparez vos poisons les plus terribles, vos mélanges les plus meurtriers, ceux pour lesquels vous étiez célèbres autrefois. Appelez vos alchimistes et vos charpentiers… Composez votre soupe au vitriol et votre élixir à l’eau régale. Dressez vos balistes…

Asaker secoua la tête.

— Nous n’avons plus ce genre de livres depuis cent ans, répondit-il tout bas. Les Dagheri les ont brûlés.

— Je peux vous donner quelques recettes…

— Si toutefois nous avons les ingrédients.

— Nous verrons cela. Puis-je me permettre de répéter le conseil de la Très Sage Verrima ? Restez unis, ne vous disputez pas à cette heure… Votre vie en dépend, du roi au mendiant. Enfin… Pensez à ce que vous ferez s’il y a une brèche. Aurez-vous un endroit pour vous replier ? Saurez-vous déplacer les habitants ?

Un silence consterné flotta quelques minutes. Dame Catril reprit ses esprits la première :

— Si même l’envoyée de Verrima nous suggère que le mur peut tomber… Est-ce à cause de la Pierre ? Quand va-t-elle disparaître ?

— Pas encore, mais tout ce qui est construit de la main de l’homme tombe un jour, fut-il bâti par le plus grand mage de la Terre. Peut-être devriez-vous commencer par évacuer le Frelonnier et en barricader les rues.

— Évacuer le Frelonnier ? Et où mettrons-nous les… les habitants ? Nous avons déjà du mal à empêcher cette vermine de se répandre dans le reste de la cité et voler en plein jour… protesta Tershil Dar.

Delta le fixa un instant à travers son masque. Au prix d’un gros effort, elle réussit à garder la carapace de patience qu’elle avait eu tant de mal à enfiler. Cependant, sa voix devint aussi glaciale que le vent du Nord qui soufflait sur la cité.

— Par Oray, quand je disais que vous deviez rester unis… Un cinquième des Gandarètes habite le Frelonnier, qui est aussi le quartier le plus exposé. Je passe sur l’idée que votre devoir est de protéger vos concitoyens, mais vous devriez au moins penser à la protection du reste de la cité… et la vôtre.

Dame Catril fit un geste d’impuissance.

— Si on tente de les reloger ailleurs, il y aura des émeutes bien avant que les Dagheri aient donné l’assaut…

— De plus, ce quartier offre un excellent obstacle aux envahisseurs, ajouta le jeune chevalier-prêtre. Il n’est pas besoin de barrer les rues, elles sont suffisamment encombrées d’immondices.

— Silence ! interrompit Asaker. Cet argumentaire est indigne du Grand Conseil. Je sais ce que Verrima a dit. Mais en tant que Roi de cette cité, je dois considérer la survie du plus grand nombre. Si je fais évacuer le Frelonnier, et ordonne le relogement de ses habitants, il y aura des désordres et des émeutes. Effectivement, ce n’est pas le moment d’avoir une guerre civile. Cependant… j’enverrais des hérauts et des crieurs prévenir les résidents et leur conseiller de quitter le quartier. D’autre part, tous les Gandarètes valides abandonneront demain leurs activités pour préparer leur cité, et s’entraîner aux armes. J’ai dit !

Un lourd silence plana plusieurs minutes.

— Une dernière chose, ajouta doucement la prêtresse. Les Dagheri n’ont plus beaucoup de captifs à manger… Ils ne peuvent attendre longtemps. Demain, ils se reposeront, sans doute, et feront leurs préparatifs… Si j’étais Varla, j’attaquerais après-demain, vers la cinquième heure, car la lune sera couchée et ce sera le moment où le sommeil a raison des plus braves... J’ai aussi étudié le ciel : la disposition des étoiles sera favorable aux assiégeants. Son sorcier a dû le lui dire, lui aussi.

— Alors, nous savons quoi faire maintenant, dit sombrement Asaker.

— Que les Dieux soient avec vous, Enfants de Gandarès.

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Escrocgriffe 15/02/2014 10:46

Un immense bravo !

Alex Evans 15/02/2014 12:30

Encore merci! Ça fait plaisir!

Céline 10/02/2014 21:18

Excellente nouvelle ! Je le note sur ma liste ^^
Félicitations en tout cas !

Alex Evans 10/02/2014 22:11

Merci!